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Une nouvelle aérogare
dans trois ans
La Chambre de commerce et d’industrie
est un acteur privilégié du développement
économique du territoire. Gestionnaire de l’aéroport
international de Nouméa-La Tontouta, la CCI
doit, à ce titre, anticiper les besoins du
trafic et les attentes des clients, tout en intégrant
les nouvelles normes internationales.
L’aéroport – premier vecteur d’entrée
des personnes et second vecteur d’entrée
des marchandises – se positionne de fait comme
un outil indispensable à la croissance du pays.
Pour mieux s’adapter au trafic des vingt prochaines
années, l’aéroport international
sera entièrement rénové. Ce projet
d’extension vise à offrir au territoire
une infrastructure aéroportuaire capable de
répondre aux défis des innovations du
secteur aéronautique, tout en mettant en valeur
une image à la fois moderne et authentique
de la Nouvelle-Calédonie.

Les enjeux
- Anticiper l’évolution
du trafic des voyageurs et du fret
L’aéroport de Nouméa-La Tontouta
a enregistré en 2007 plus de 440 000 passagers
avec un trafic global en augmentation de 21% depuis
2000. Pour mieux d’adapter aux mutations des
vingt prochaines années, l’aéroport
international devait donc être entièrement
repensé.
Au total, l’aérogare doublera sa surface
en passant à 21 700 m2 et répondra à
une hypothèse de croissance du trafic de 2,8%
par an.
La possibilité de recevoir une partie du trafic
domestique est également anticipée.
- Répondre aux exigences
des normes internationales en matière de sûreté
et de sécurité
La nouvelle aérogare doit :
- Résoudre le problème des flux arrivée
et départ pour éviter que les passagers
débarquants et embarquants ne se croisent à
l’intérieur de la zone de sûreté.
- S’adapter à l’évolution
des normes de sécurité incendie (établissement
recevant du public).
- Améliorer le niveau
de services offerts aux passagers
L’aéroport était jusqu’à
présent de qualité D, c’est-à-dire
un niveau auquel il est bon de penser à préparer
une augmentation de capacité.
En effet, l’aérogare gère une
pointe horaire de 450 passagers au départ et
360 à l’arrivée. Aujourd’hui,
les infrastructures existantes ne sont plus en mesure
d’absorber un flux supplémentaire. Le
nouvel aéroport a pour objectif d’atteindre
le niveau C, c’est-à-dire un bon niveau
de confort (normes aéronautiques définies
par IATA allant de A à F, A correspond au grand
luxe et F à une situation de rupture).
L’aérogare voit sa surface
doublée pour atteindre les 21 700 m2, rendant
l’espace plus convivial et plus confortable.
2 480 m2 seront réservés aux commerces
et services,
570 places de stationnements seront prévues
pour les véhicules,
24 comptoirs d’enregistrement.
La circulation des passagers sera sécurisée
et facilitée par l’installation de passerelles.
Celles-ci permettront également un meilleur
confort : protection contre les intempéries,
autonomie d’accès pour les personnes
à mobilité réduite.
Des espaces plus adaptés pour
l’accueil des personnes à mobilité
réduite, pour les evasans et pour les enfants
seront créés.
- Accueillir les compagnies
aériennes dans de meilleures conditions
L’aéroport pourra accueillir simultanément
quatre avions.
L’aéroport doit également pouvoir
s’adapter aux changements qui peuvent intervenir
tels que la création ou la disparition de compagnies
aériennes, les nouvelles normes, les conditions
de sécurité, les périodes de
pointe d’activité, les nouveaux types
d’avion.
- Etre acteur de l’essor
du tourisme et de l’économie de la Nouvelle-Calédonie
L’aéroport constitue l’un des outils
de croissance économique indispensables à
la Nouvelle-Calédonie au niveau des échanges
commerciaux et touristiques.
Le choix architectural
Le projet architectural prend en considération
des paramètres pointus conciliant des contraintes
fonctionnelles fortes et une redéfinition souple
des espaces.
Le projet, outre des contraintes techniques de sécurité
et de circulation ainsi que les évolutions
du transport moderne, implique la nécessité
d’une remise en question ponctuelle des conditions
d’exploitation et d’organisation au sein
de l’édifice.
L’approche choisie confère à l’ensemble
:
- Une symbolique immédiate
- Un accès fluide
- Une adéquation à l’environnement
- Une réponse aux contraintes ergonomiques
et techniques d’une aérogare
- Un fonctionnement hautement évolutif

Les choix fonctionnels :
- Une intégration
dans le site
- Un aménagement
des espaces extérieurs et des accès
Les 4 étapes
Le grand public sera informé
tout au long du chantier, de façon claire,
grâce à des symboles et des couleurs.
En effet, les quatre étapes du chantier sont
symbolisées par une couleur, rose, bleu, orange
et vert, et par un papillon, de son cocon jusqu’à
son envol. Ce logo et ces couleurs permettront aux
voyageurs et aux occupants de la plate-forme de mieux
comprendre les différentes phases du chantier.
Les 4 étapes se chevauchent,
la fin des travaux étant prévue pour
2011.

Les Chiffres
clés
Trafic :
En 1992 : 270 000 passagers
En 2007 : 450 000 passagers
Hypothèses de dimensionnement :
évolution du trafic de 2,8% par an.
2004 : au lancement du projet, 390 000 passagers par
an
2005 : 409 000 passagers par an / 1 A330 + 1 B767
/ Pointe 420 passagers / h
2012 : 500 000 passagers par an / 2 A330 + 2 B737
/ Pointe 650 passagers / h
2022 : 700 000 passagers par an / 3 A330 + 1 A320
/ Pointe 900 passagers / h
Investissements :
Investissement total pour l’extension de l’aéroport
: 9 650 MXPF
Dont : .
Extension aérogare 7 100 MXFP
.
Autres équipements :
.
Bâtiment fret 1
200 MXPF
.
Nouveaux parkings avion 1
200 MXPF
.
Investissements divers 150
MXPF
Les dates :
Début des travaux : 1er trimestre 2008
Durée : 3 ans
Mise en service aérogare : 1er semestre 2011
Surfaces :
Au total : 21 700 m2 dont 17 414m2 de « surface
utile » avec :
• Surfaces trafic : 10882 m2
• Commerces : 2480 m2
• Salons : 527 m2
• Bureaux / exploitation : 3 523 m2
Avions :
Accueil et traitement de 4 avions en simultané
(ex : 2 A330 et 2 B737)
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